Le journaliste international et écrivain français Dominique Bromberger était cette semaine en visite ami- cale à Togliatti pour y faire connaissance avec les activités d'AvtoVAZ. Ancien présentateur du journal de vingt heures de TF1, en remplacement régulier de Patrick Poivre d'Arvor, et chef du service étranger de l'information de la chaîne avant de bifurquer vers Arte puis France Inter, Dominique Bromberger rédige actuellement un ouvrage consacré aux liens culturels et historiques qui unissent la Russie et la France. Parmi ceux-ci figure bien entendu le récent "partenariat stratégique" conclu entre AvtoVAZ et Renault. Invité par l'Alliance Française de Togliatti, celui qui fut le premier journaliste européen autorisé à interviewer Mikhaïl Gorbatchev a pu découvrir les impressionnantes chaînes de montage de l'usine de la Volga mais aussi prendre le déjeuner avec les ouvriers pour discuter avec eux de leurs aspirations et de leur quotidien. Non sans regretter que le minutage très précis de son programme ne lui permette pas de passer plus de temps avec eux... C'est que derrière, la visite du musée technique d'AvtoVAZ l'attendait. Après avoir écouté attentivement le guide et pris de nombreuses photos, Dominique Bromberger a ensuite rapidement répondu à quelques questions des journalistes locaux. L'occasion pour lui de dévoiler qu'en matière d'automobile, ses goûts vont aux voitures simples et fonctionnelles, sans options inutiles. Comme la LADA Niva par exemple ! Reformulant ses regrets quant à la brièveté de sa visite, il s'est néanmoins également déclaré très impressionné de l'échelle de production d'AvtoVAZ. Nulle part dans le monde il n'avait en effet pu voir un tel "conglomérat d'usines dans l'usine", capable de réaliser en totale autarcie ou presque le cycle complet de fabrication d'une voiture, de la production des matières brutes aux essais des modèles finis. Quant aux motivations qui le poussent à écrire son livre, Dominique Bromberger avoue être parti du constat que la Russie reste totalement inconnue à beaucoup d'Européens. Et que si elle attire toujours les regards, elle provoque souvent de l'inquiétude. Pour lui, comprendre la Russie est donc important pour son futur mais aussi pour celui de l'Europe. Les questions à se poser étant de savoir si cet immense pays résistera à l'influence asiatique et si ses incommensurables ressources naturelles l'aideront à se moderniser ou au contraire à se disperser. Comme il le dit en guise de conclusion à son bref passage à Togliatti : "La Russie reste une énigme et nous aspirons tous à découvrir son secret"...
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